Rencontre avec le parrain de Tempo Latino

L’arroseur arrosé. Alors que des trombes d’eau s’abattent Tempo Latino, les deux éditrices de Tempo Info, la gazette du festival, ont la ferme intention de cuisiner le parrain de cette 26è édition.

Yannick Le Maintec, le 26 juillet 2019 au festival Tempo Latino (c) Olivier Urbanet
Yannick Le Maintec, le 26 juillet 2019 au festival Tempo Latino (c) Olivier Urbanet

Le mot du parrain, Yannick Le Maintec

Voilà plus de 15 ans qu’il vient aux concerts, qu’il lit Tempo Info, qu’il aimerait qu’on écrive le journal du lundi, et nous ne le connaissions pas. Quel plaisir de rencontrer ce parrain-là, ses idées, ses expériences, ses convictions, ses envies, sa passion pour les musiques latines.

« Je suis toujours venu en spectateur, j’adore retrouver les mêmes à 20H dans les arènes, accrochés aux barrières, en attente du premier groupe. C’est pour eux que j’ai écrit mon discours d’inauguration, pour les remercier er remercier Tempo Latino de leur offrir chaque année une programmation pour melomanos. Et quelle belle idée, le concert de Joachim Horsley à l’église ! »

« La musique latine, c’est la niche dans la niche. Elle a connut des hauts et des bas. Il y a 5 ans, les scènes parisiennes ne programmait plus de grands groupes, et pourtant Tempo Latino était là, fidèle à son rendez-vous annuel, comme un phare. »

« C’est une sacrée responsabilité que de devoir tenir le cap, d’éduquer le public, de l’amener à découvrir des groupes venus de si loin, d’être en quelque sorte le garant en Europe de ce patrimoine. En 26 ans, il y a ici, accumulés, les souvenirs, les archives, non seulement du festival mais de l’histoire de cette musique. »

« Vendredi au concert de Kassav’, j’ai été très fier du public des arènes Aux premières notes, l’étincelle a pris. J’étais heureux pour les musiciens et fier d’être dans ce public. »

Du fond du cœur, Yannick parle des groupes : Kassav’, qui enfin reçoit la consécration, son coup de cœur Akokán, et l’étoile montante Cimafunk.

« Je pars de Tempo le lundi, et l’année suivante quand je reviens le jeudi, je dis hier en parlant du dimanche de l’année d’avant. »

Article publié dimanche 28 juillet 2019 dans le n°89 de Tempo Info.

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